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Bibliographie

 

Syntheses personnelles
- Alexandre
- Fabien
- Isabelle

 

Annexes

 

  Chronologie


          L’histoire de la cristallographie


            Au 19éme siècle, la cristallographie devient l’étude des cristaux constituants des minéraux, tandis que la minéralogie se consacre à l’étude des minéraux constituants des roches.
Les éditions successives du « traité de minéralogie », puis du « traité de cristallographie » de René-Just Haüy (1743-1822) marquent un tournant en cristallographie : y sont énoncées la loi de symétrie puis celle plus générale des décroissements. En 1839, William Hallowes Milles (1801-1880) établit la notion cristallographique toujours en cours.
Gabriel Delafosse (1796-1878), ne s’arrêtant pas aux seules données numériques considère qu’il faut étudier leur composition chimique. Il définit ainsi la différence entre la « molécule intégrante » (molécule) et la « molécule chimique » (atome) des cristaux.
C’est ainsi que seront découverts l’isomorphisme avec  Eilhard Mitscherlich (1794-1863), puis apparaîtront les notions de dimorphisme, homéomorphisme, etc…
 Auguste Bravais (1811-1897) : Professeur de physique à l’école polytechnique, il développe la théorie et l’outil mathématique des assemblages réticulaires dans les cristaux, et émet l’hypothèse de 14 types de réseaux cristallins.
La cristallographie est la science qui se consacre à l’étude des substances cristallines à l’échelle atomique. L’arrangement spatial des atomes dans la matière est étroitement lié à ses propriétés. L’état cristallin est défini par un caractère périodique et ordonné à l’échelle atomique ou moléculaire. Ce caractère périodique est appelé la maille élémentaire.
 
Historique  : Le cristal, d’abord simple objet de curiosité, passionna les collectionneurs avant d’intriguer les savants qui, en étudiant sa structure, ébauchèrent les premières théories sur la constitution intime de la matière. La loi des indices rationnels ou des troncatures simples fut définie par l’ Abbé Haüy en 1744. Par observation du phénomène de clivage de la calcite, il a déterminé les « molécules intégrantes » c'est-à-dire les parallélépipèdes identiques constituant les cristaux et suite à cela, il a été déduit que chaque face d’un cristal peut être repérée dans l’espace par des nombres entiers.
 
Les bases  : La matière solide est composée d’atomes, que l’on peut voir comme des boules élémentaires qui s’assemblent. Elles peuvent s’assembler de plusieurs manières : quelques boules s’assemblent pour former une molécules, c’est le cas des gazs, des liquides, des polymères (caoutchoucs, plastiques, papiers, protéines…), ces matériaux comportent des milliards de molécules semblables. Les boules s’agencent de manière irrégulière, on a alors de manière ordonnée, c’est alors un cristal.
Un cristal est empilement ordonné et infini d’atomes. Le cristal est un solide à structure constituée d’atomes ordonnés dans un réseau périodique et même tripériodique et symétrique
 
Le réseau cristallin  : Un réseau est un ensemble de points ou « nœuds » en trois dimensions qui présente la propriété suivante : lorsque l’on se translate dans l’espace selon certains vecteurs, on retrouve exactement le même environnement. Il y a donc une périodicité spatiale. Cela permet de définir sept systèmes cristallins de base : cubique, tétragonal, orhorhombique, hexagonal, monoclinique, triclinique, trigonal.
 
Le réseau de bravais  : Le français Auguste Bravais définit, en 1848, à partir des différentes combinaisons des éléments de symétrie cristalline, 32 classes de symétrie, qui elles-mêmes se répartissent en 14 types de réseaux (il n’existe pas d’autre façon de disposer des points dans l’espace, afin de réaliser un réseau ou une maille, de manière à ne laisser aucun volume libre entre les réseaux). Les 14 réseaux de Bravais sont des expansions des 7 formes primitives de cristaux.
 
Les indices Miller  : Haüy a défini des indices (P, Q, R) qui permettent de repérer dans l’espace les faces d’un cristal. Miller, pour simplifier, a dit qu’il ne fallait pas utiliser P,Q et R mais leurs inverses (1/P, 1/Q, 1/R) qui seront notés h, k, l. Ils doivent être entiers, premiers entre eux et de valeur simple.
 
Les groupes d’espaces  : Vers 1890, Fedorov et Schoenflies , indépendant l’un de l’autre démontrèrent l’existence de 230 groupes, qui représentent toutes les combinaisons possibles de réseaux et d’opérations de symétrie. Si on limite l’application de ces éléments de symétrie aux faces externes et aux propriétés physiques de cristaux, on réduit, de toute façon, le nombre de combinaisons possibles à 32 groupes cristallins.
 
Les défauts cristallins  : Le cristal n’est qu’un modèle imparfait. Le premier écart à ce modèle est le caractère fini des cristaux réels. En outre, si un cristal était parfait, il aurait des propriétés bien peu intéressantes ; la déformation plastique (permettant la mise en forme de pièces, et qui est un facteur de sécurit é important en absorbant l’énergie des chocs) et toute l’électronique sont basées sur des défauts cristallins.