- Mur d'enceinte
(News)

- Le hall
(forum)

La chambre de Lady Méluze

- Salon

- Le coin des histoires

- Cuisine

- Jardin

- Salle d'arme
Choix des armes

- Atelier

- Bibliothèque

- Voisinage
(décors)

- La chambre de GC

- Portails interplans
(Liens)

 

Retour au site de base

La taverne de Domisol

Dessin 3D

ADD

Magic

 

Quelque part au Nord de l'Akylanie se dresse un à-pic rocheux au bord d'un précipice, réputé sans fond. Dans les environs on l'appelle l'envol de Drak, et de nombreuses histoires circulent sur l'origine de cette appellation. Une des plus populaire parle d'un dévot de Mérin qui se serait élancé de ce rocher, et qui aurait volé jusqu'au cieux pour rejoindre son idole.

C'est justement cette histoire qui était conté à l'auberge de Lakhan lorsque l'Etranger entra. Tout les yeux se tournèrent vers lui, et les conversations s'étiolèrent et moururent pendant que tout les convives détaillaient celui qui avait bravé les rigueurs de l'hiver pour prendre la route. Cependant sa mise, modeste mais confortable, fit bonne impression sur l'assemblée et bientôt la salle retrouva son animation. l'Etranger se joignit au cercle des villageois et écouta la fin de l'histoire. Tout naturellement on se tourna alors vers lui, dans l'espoir qu'il conterait une saga inconnue du village. Lorsqu'il prit la parole, sa voie rauque emplit sans effort l'auberge et tous se turent pour l'écouter.

« Je vais conter ce soir la véritable histoire de Drak, ce que fut sa vie, et ce que fut son envol. l'histoire s'est déroulé exactement tels que je vais vous la dire, et se déroula il y a plus de 200 ans.

Drak était le nom de guerre du cadet d'une famille noble. Etant dès son plus jeune âge destiné au service des dieux, il décida l'année de ses16 ans de quitter la maison familiale pour faire son propre destin par les armes. Il rejoignit alors la compagnie de l'Epée Levée, une guilde de mercenaire des plus réputés, qui existe encore aujourd'hui. Sans être un guerrier exceptionnel, il fit bonne mesure dans les batailles, et devint porte étendard de la compagnie, un poste auquel il fut porté par l'unanimité de ses camarades.

10 ans se passèrent ainsi, jusqu'aux guerres de l'Archi liche. Adeker la liche avait mûri ses plans de bataille pendant de longues années, et ses armées déferlèrent sur les royaumes paisibles et submergèrent les maigres forces qu'on avait rassemblées pour tenter d'endiguer la marée. Ce fut un age noir, on l'on vit le mal régner sur de nombreux peuples. Mais bientôt la résistance s'organisa autour des rois qui avaient décidé de mener la guerre ? La compagnie de l'Epée Levée se joignit aux forces de la lumière dès le début, refusant l'obscurantisme et les ténèbres. Ses actes contribuèrent à entretenir la flamme de l'espoir au sein des peuples écrasés. Drak devint célèbre d'une seule réplique. Alors qu'un capitaine de l'armée lui proposait une arme pour mener l'assaut, il répondit que l'étendard de la liberté était la seule arme dont il avait besoin pour se battre. Le roi Arrgion, qui passait à cet instant, entendit cette phrase et fit de Drak le porte étendard des armées libres. La compagnie de l'Epée Levée lui servit alors de garde rapproché et fut de tout les combat.

Petit à petit, Arrgion parvint à unir une force capable d'affronter l'armée d'Adeker. Il fit alors route vers la capitale de la liche, et son armée s'engagea dans les montagnes de cette région. La compagnie de l'Epée Levée était resté en arrière afin de servir d'arrière garde, et de s'assurer que les territoires pacifiés l'étaient réellement.

L'attaque prit tout le monde par surprise. Adeker attaqua à l'aube, sur un plateau montagneux, et bientôt l'armée royale ne fut plus qu'un ensemble de groupe se battant pour survivre. La liche dirigeait la bataille depuis un promontoire rocheux, au bord du gouffre. Tout semblait perdu lorsqu'une sonnerie de cors et un chant martial retentirent. La compagnie de l'Epée Levée se jeta dans la mêlé, renversant tout sur son passage avant d'être englué par la masse d'adversaire. Cependant l'état major parvint à s'avancer jusqu'à Adeker. Celui ci, percevant la menace, lança un sort sur le groupe, qui fut pris dans une explosion magique. Drak fut renversé par le souffle et jeté à bas de sa monture. Il ne reprit ses esprits que pour voir ses amis gisant inconscient, l'armée en débandade, et la liche tendant la main vers l'étendard qu'il avait si souvent porté au combat. Quelque chose se brisa en lui, et malgré la douleur, il se releva et chargea en hurlant, les mains vides brandies vers l'ennemi. Surpris, celui ci lança un sort qui ne fit que ricocher contre la fureur et la détermination de Drak. Celui ci l'attrapa, et se jeta dans le vide, emportant avec lui ce monstre. Malgré la disparition de leur chef, ses troupes continuèrent le combat, et la journée aurait sans doute été bien plus funeste encore sans les survivants de la compagnie. Il y avait Yric, Majusk, Dabila, les trois guerriers, Frado le magicien, Débor le barde et Fluivo le stratège. Tous avaient été proche de Drak, et tous furent saisis d'horreur en le voyant se jeter dans les bras de la mort. Cependant qu'ils s'abîmaient dans le désespoir, ils entendirent sa voie leur porter un dernier message :

“Sauvez le drapeau ! ”

Alors Fluivo éventra un homme qui croyait pouvoir souiller cet emblème sacré, et le brandissant haut dans le ciel, il chargea les rangs adverses, entouré des guerriers, précédé par Débor qui, sa voie amplifié par magie, emplissait le c³ur de leurs alliés de détermination. Yric faisait sonner son cor à s'en arracher les poumons, et Frado se servait de son être comme d'un catalyseur d'énergie, lançant sorts après sort. Ensemble, ils chargèrent, sans se soucier de regarder en arrière. l'armée entière reprit alors le cris de guerre, et galvanisé par cet exemple, jeta ses dernière force dans le combat. Majusk fut le premier à tomber, puis Yric fut pris en défaut, et une lame lui traversa le torse. Malgré cette blessure, il continua à faire entendre le cor jusqu'à la tombé de la nuit, lorsque les assaillants admirent enfin leur défaite. A cet instant l'étendard flottait sur le promontoire d'où Drak s'était élancé. Yric mourut peu après, de même que Frado, qui succomba à la terrible puissance qu'il avait déchaîné. Débor avait chanté toute la journée, et sa voie n‚était plus à présent qu'un murmure rauque. On ne retrouva jamais les corps de Drak ou d'Adeker. Ils semblaient avoir disparu dans une autre dimension. Cependant on raconte qu'il arrive que des membres de l'Epée Levée en grand péril entendent sa voie les galvaniser. Il est honorer comme un héros légendaire dans la compagnie, et l'étendard rappelle à chacun ce passé glorieux. »

l'Etranger se tut finalement, et chacun put voir que des larmes coulaient sur ses joues. Ils semblaient revivre un passé glorieux, et d'un commun accord l'auditoire sortit sans le déranger. Le lendemain il reprit sa route sans ajouter un seul mot. Personne ne lui demanda rien, mais au fil des années le sacrifice héroïque de Drak fut raconté dans mainte veillée.

l'oeuvre de l'Etranger était accompli, et il retourna dans son refuge attendre que le danger refasse surface